Lettre aux copaines

Le dernier dimanche du mois je raconte où j'en suis dans l'écriture du roman en cours, les voyages de recherche et les transitions de vie. Comme si vous étiez des copaines. Base actuelle : Athènes.

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Par Mélie Boltz Nasr
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[Archives] Lettre III - Mouvements

La troisième lettre envoyée aux copaines le 2 avril 2023. Comme les autres, c'était simplement un email envoyé à des personnes que j'aime en copie cachée. J'y raconte une partie de ma vie ce mois là, entre ouvments sociaux et mouvements physiques.

Yiasas les copaines,

Point genre et jeux : cette fois, nouveau jeu. Je vais utiliser (ou tenter d’utiliser), les propositions d’accords neutres développés par Alpheratz. Je les utiliserai uniquement pour parler de moi. Donc pour vous donner une idée : Mélie est autaire, Mélie est montæ, Mélie est contenx. J'utiliserai le neutre pluriel lorsqu’il y aura un “nous” qui inclut moi et une autre personne, vous verrez cela surtout dans la seconde partie. Beaucoup des propositions sont très intéressantes, bien que pour une partie (notamment celles qui comportent des “x” et des “z”), je ne trouve pas ça très intuitif en termes d’oralité. C’est peut-être une limite qui m’est propre. On gardera cette question pour un autre jour, l’important c’est de tester des choses et voir ce que cela produit. Bonne lecture !

La newsletter d’aujourd’hui est consacrée à deux types de mouvements auxquels j’ai été confrontæ ces trois dernières semaines : social et spatio-temporel.

C’est parti !

Mouvement social

Nous l’avons déjà évoqué, je suis dans un pays où les mouvements sociaux sont fréquents. En partie du fait de la catastrophe ferroviaire il y a un mois, en partie à cause de la crise, et probablement, si j’ai bien suivi, pour des raisons culturelles. Les mouvements de gauche radicale sont très présents, en particulier dans Exarchia (le quartier où je vis), où des mots comme anarchie, révolution et anti-capitalisme font partie du langage courant. Personne ne lève un sourcil quand on dit qu’il faut une révolution. ACAB est graffé sur des murs partout, y compris la porte d’entrée de mon immeuble. D’autre part, je passe du temps avec pas mal d’étudiant·es internationales, et disons qu’il y a un léger biais de sélection dans les personnes qui décident de venir étudier la philosophie, les beaux arts ou l’histoire des médias en Grèce. Leur choix ne s’est pas uniquement fait sur la météo. Je crois.

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