Lettre aux copaines

Le dernier dimanche du mois je raconte où j'en suis dans l'écriture du roman en cours, les voyages de recherche et les transitions de vie. Comme si vous étiez des copaines. Base actuelle : Athènes.

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Par Mélie Boltz Nasr
25 févr. · 8 mn à lire
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Lettre VIII - Un retour à Athènes

C'est reparti ! Cette newsletter est un peu particulière : je me présente à nouveau (on passe de 110 personnes à de 250 !) et je parle aussi de sujets plus personnels, plus en lien avec l'actualité. Elle est aussi bien plus longue que les précédentes.

Καλημέρα les copaines,

Et bienvenue dans cette nouvelle version de la lettre aux copaines. Comme il y a un public mélangé, je vais profiter de ce re-départ pour me re-présenter. Et comme la dernière année a été une grande phase de changements, peut-être que les ancien·nes vont apprendre des choses aussi.

Cette lettre est plus longue que d’habitude. Elle est peut-être un peu moins légère aussi. Ces derniers temps j’ai accepté que je pouvais simultanément contenir des formes d’angoisses existentielles profondes et des moments de joie et de plénitude, et pour plein de raisons, ce grand écart est d’actualité.

Ready?

Alors, πάμε, y’allah !

C’est qui, Mélie

Enfant, je croyais que je serai prophétesse ou astronaute. Adulte je suis autrice et podcasteuse, formatrice et bavarde de manière générale.

En résumé, mes journées sont remplies par : les recherches et l’écriture d’un roman basé sur la mythologie “grecque”, le fait de rédiger des demandes de bourses et résidences - sans succès pour l’instant -, les écoutes et autres activités liés à mon podcast (Passé Recomposé), et, pour gagner un peu d’argent dans tout ça, je donne des formations. Je forme surtout sur les violences sexistes et sexuelles en entreprise - le harcèlement sexuel ou moral par exemple -, parfois sur d’autres sujets, comme la prise de parole.

Si on doit parler des identités que j’habite, j’ai beaucoup de mots collés comme des post-it sur des parties de ma vie. Je suis née bi-culturelle, franco-libanaise, j’ai une pointe d’accent lié à une enfance à Croydon, et je suis bi-lingue français et anglais. J’utilise dans cette lettre le féminin pour parler de moi mais je ne comprends pas le genre et on va explorer ensemble dans les prochaines lettres comment j’aime m’écrire en tant que personne non-binaire. J’ai été jusqu’à récemment une bie en relation avec des hommes cis, et j’ai récemment changé de cap pour aller vers le côté lesbienne de la force.

Sinon, je suis une personne souvent dans l’incompréhension, régulièrement indignée, je ris et j’éternue très fort, je danse avec énergie et sans esthétique claire, je déteste acheter des pantalons, je fais du bloc sans ambitions démesurées, j’aime nager tous les jours dans la Méditerranée et j’ai des obsessions pour des poétesses mortes.

Revenir à Athènes

C’est à la fois un dépaysement et un repaysement. L’année dernière je suis venue sans connaître personne. J’ai raconté mes impressions après la première semaine ici. La seule personne avec qui on m’avait mise en relation, G. partait à Bruxelles deux jours après mon arrivée. Je n’avais aucune idée de ce que je faisais mais je le faisais.

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