Lettre aux copaines

Le dernier dimanche du mois je raconte où j'en suis dans l'écriture du roman en cours, les voyages de recherche et les transitions de vie. Comme si vous étiez des copaines. Base actuelle : Athènes.

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Par Mélie Boltz Nasr
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[Archives]Lettre V - Fêtes

La cinquième lettre envoyée aux copaines le 4 juin 2023. Comme toutes les autres, c'était juste un email envoyé à des personnes que j'aime en copie cachée. Elle est à la fois très personnelle et très pudique. En republiant cette lettre après neuf mois plus tard, je prends conscience de tout ce qu'il reste à raconter.

Yaaaaasaaaaaas les copaines,

Point genre et jeux : cette fois je vais juste faire au feeling et au pif. Je suis actuellement en train de recorriger le manuscrit des Contes (cf les flash infos) et je n'ai aucune énergie de relecture attentive à accorder. Désolæ si du coup cette newsletter est pleine de coquilles. Relire pour la grammaire et l'orthographe c'est très, très difficile pour moi. Je relis chaque newsletter une dizaine de fois, mais celle-ci n'aura pas le vernis orthographico-synthaxique.  Bonne lecture !

Ça fait 4 semaines !

Je vous écris d’une petite cour ensoleillée à Naxos, où je reste pour tout le mois à venir dans une maison avec plusieurs chambres louées. J’ai une micro-cuisine dans ma chambre (mais il ne faut pas utiliser les deux ronds chauffant en même temps, ça risque de faire péter les plombs), et des voisans. Je n’ai pas encore rencontræ le voisin de gauche (un homme seul, d’après ma prioprio, que je ne vois jamais), mais j’ai rencontræ la famille d’en face, avec leur enfant de 18 à 24 mois. Ma proprio m’a demandé si je ferai repousser mes cheveux après les vacances parce que je ressemble à un garçon, j’ai ri, elle m’a aussi demandé si j’étais malade, elle était rassurée de me savoir en bonne santé. Les vieilles personnes du village ne sursautent plus à ma vue, on se dit des bonjours et on papote du mieux qu’on peut. Opération “je suis sympa” enclenchée, je sais qu’il faut faire preuve d’une dose supplémentaire de douceur dans les endroits isolés, et je le fais tranquillement. Ce serait pareil dans un village français, et rappelons nous qu'à Aix je me suis faix dévisager tout l’été dernier. C’est une réalité avec laquelle je compose. D’autant que le cadre est très chouette, baignades quotidiennes et son de la mer partout, gens globalement contans de savoir que je reste un mois entier. D'ailleurs, hier soir deux vieilles dames, Nina et Catherina ont tenu à me faire partager leur pizza, donc je suis en bonne route pour être considéræ comme une enfant du pays. Le seul hic c’est que le minimarket est si mini qu’il n’y a pas de sauce tomate pour les pâtes. Je vais y survivre, on en conviendra.

J’ai annoncé la thématique de la fête. Je vais en aborder trois : fête athénienne, fête de thérapie, fête de festival. Oui, le second je l’ai inventée, mais il paraît que c’est bien d’en parler, de la thérapie. Je vais peut-être même l’aborder en premier.

C’est parti !

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