Une lettre écrite un peu vite, sans trop savoir où j'allais nous amener. Finalement je vous ai raconté une partie de ma dernière semaine, notamment les événements organisés à FAC avec la venue de certain·es membres du collectif Queers in Palestine. C'est aussi le retour des ateliers d'écriture, je propose deux rendez-vous en décembre !
Bon matin tout le monde,
Athènes est mouillée. Hier nous avons eu une sorte de déluge, suivi d’un moment de pluie plus douce, suivi de plusieurs moment de chute intense à nouveau.
Ma coloc est ravie car je vais échanger mon bureau immense avec son bureau petit. J’aime le sien plus que le mien et vice versa. Son chien, Orphée, continue de penser que dès que j’apparais je vais jouer avec lui, il adore se mettre sur ses pattes arrières pour me montrer qu’il est prêt à faire une partie de quelque chose - quoi, je n’ai toujours pas compris. Tout à l’heure j’avais un thé bouillant à la main, heureusement j’ai un équilibre solide, personne n’a été brulé. Mon autre coloc est aussi régulièrement fêté lorsqu’il apparait. Disons qu’Orphée est une créature enthousiaste.
Parmi les broutilles de la vie, j’ai une nouvelle lampe lave qui me ravit - rouge, évidemment -, j’ai un manteau parce que le froid tombe certains jours, j’ai trouvé un livre communiste grec dans la rue, j’ai écrit mes premiers poèmes en grec pour un cours avec maon prof queer, j’ai été à un atelier de fanzines animé par Andromache Kokkinou - je mets son nom parce qu’on a co-signé un projet artistique dont je vais vous parler -, on n’a pas de chauffage central dans l’immeuble donc on a des espèces de petits chauffages au gaz qui me mettent plutôt mal à l’aise.
Pour les nouvelles d’Ibrahim et sa famille, quand mon amie APii était là, nous avons fait une visio avec lui et ses frères et sœurs. Je n’ai pas progressé en arabe, ni lui en anglais, on s’est dit beaucoup de broutilles, les enfants on dit “my name is” avec leur nom, et “i love you”. C’était des émotions que je n’ai pas réussi à nommer et j’étais heureuxse qu’APii soit là.
Ibrahim nous a montré les tentes, elles ne sont absolument pas étanches à l’eau. Sous la pluie ici je pense à elleux avec le cœur serré. Tout le monde portait des manteaux, ce qui m’a rassuré, iels ont trouvé des vêtements d’hiver, mais comment se protéger de l’hiver et de la pluie lorsqu’iels vivent dans des tentes et que le blocus continue de les priver de tout ? Hier, Ibrahim m’a dit qu’il était presque aphone à cause d’un rhume. Nous faisons des plaisanteries sur le fait de chanter quelque chose bientôt. Nous aimons toustes deux chanter mais visiblement pas devant un auditoire.
Merci aux personnes qui ont déjà donné à la cagnotte, cela les aide à s’acheter des vêtements contre le froid. Environ mille donations ont déjà été faites, la cagnotte atteint les 80%. Si vous voulez plus d’information sur pourquoi ces cagnottes sont importantes ou comment elles fonctionnent, voici la première newsletter que j’avais fait à ce sujet.
De quoi vais-je parler cette fois ?
Je ne sais pas tout à fait. Voyons.
[Ah, si, petite note, c’est le retour des ateliers d’écriture, les dates sont en bas et bientôt sur ma page instagram.]
Y’allah, παμε, on y go.
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